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La tortue d’Hermann : 7 choses que vous ne saviez peut-être pas 🐢🌿

  • DEHANDSCHOEWERCKER
  • 18 août
  • 3 min de lecture

Aujourd’hui, changement total de décor sur le blog de L’Orée des Vignes ! Après le Pouilly-Fumé et les vignobles, intéressons-nous à un animal aussi discret qu’attachant : la tortue d’Hermann.

Avec sa carapace jaune et noire et son rythme de vie qui semble parfois défier notre époque pressée, elle fascine petits et grands. Mais derrière son allure paisible se cache une espèce sauvage fragile et fortement protégée.

Voici quelques particularités qui permettent de mieux la connaître.

1. En France, elle ne vit naturellement que dans deux régions

Première surprise : contrairement à ce que l’on pourrait penser, une tortue d’Hermann aperçue dans un jardin en Bourgogne n’est pas une tortue sauvage locale.

En France, ses populations naturelles subsistent essentiellement dans le Var et en Corse. L’espèce est en déclin et fait l’objet de mesures de protection importantes. Parmi les principales menaces figurent la destruction de son habitat, les incendies et le prélèvement d’animaux dans la nature.

Il ne faut donc jamais ramasser une tortue d’Hermann rencontrée lors de vacances dans le Sud pour la rapporter chez soi.

2. L’hiver, elle disparaît pendant plusieurs mois

Voilà un comportement qui intrigue toujours : la tortue d’Hermann hiberne.

Lorsque les températures diminuent, son activité ralentit progressivement. Elle s’abrite puis passe plusieurs mois dans un état de vie ralentie.

L’Office français de la biodiversité indique que son hibernation s’étend généralement de novembre à mars. Le printemps marque ensuite le retour de l’activité.

Une stratégie remarquable qui lui permet de traverser les mois pendant lesquels les températures et les ressources alimentaires sont insuffisantes.

3. En plein été, elle ne cherche pas forcément le soleil

On imagine volontiers une tortue passant toute la journée à se chauffer au soleil. La réalité est plus subtile.

Comme les autres reptiles, la tortue utilise la chaleur extérieure pour réguler sa température. Mais lorsqu’il fait très chaud, elle doit également trouver des zones fraîches où se protéger.

Les programmes de conservation créent ainsi des gîtes et des refuges, particulièrement utilisés pendant les fortes chaleurs de juillet et août.

Un jardin adapté à une tortue ne doit donc surtout pas être une simple pelouse exposée au soleil : végétation, zones d’ombre et cachettes ont leur importance.

4. Elle participe à la vie du jardin 🌱

La tortue d’Hermann est principalement herbivore. Dans un environnement adapté, elle trouve une partie de son alimentation parmi les végétaux qui poussent naturellement.

Et voilà une excellente raison de regarder différemment ce que nous appelons parfois les « mauvaises herbes ».

Un jardin un peu moins parfaitement tondu peut offrir davantage de diversité végétale et devenir beaucoup plus intéressant pour de nombreuses espèces animales.

La nature apprécie rarement les jardins trop impeccables !

5. Une tortue n’est pas un animal que l’on adopte sur un coup de tête

Sa petite taille et son apparente tranquillité peuvent donner l’impression qu’une tortue est facile à accueillir.

C’est pourtant un engagement qui mérite réflexion. Et surtout, la tortue d’Hermann est une espèce protégée dont la détention et les échanges sont réglementés.

Plus largement, l’OFB rappelle que la détention et le commerce de certaines espèces sauvages sont strictement encadrés en France.

Avant toute acquisition, il est donc indispensable de se renseigner sur les règles applicables et de s’adresser uniquement à des professionnels ou éleveurs respectant la réglementation.

6. Les incendies sont l’un de ses grands ennemis

Une tortue ne peut évidemment pas fuir un feu de forêt comme le ferait un mammifère.

Lors de l’incendie du Cap Taillat dans le Var en 2017, environ 550 hectares ont brûlé en moins de 48 heures, détruisant une partie importante de l’habitat des tortues présentes sur le site.

Des programmes de restauration sont depuis menés avec création de mares et de refuges. En 2025, 30 jeunes tortues équipées d’émetteurs ont notamment été relâchées, tandis que 38 gîtes avaient été aménagés pour leur offrir des refuges.

7. Observer plutôt que déranger

C’est peut-être la meilleure règle à retenir.

Lorsqu’on rencontre une tortue sauvage dans son milieu naturel, le plus beau souvenir reste de l’observer sans la déplacer.

Quelques minutes à regarder cet animal avancer tranquillement valent largement une photo prise après l’avoir manipulé.

Et sa lenteur nous rappelle finalement une philosophie qui convient plutôt bien aux vacances : parfois, prendre son temps permet de voir beaucoup plus de choses.

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Pour en savoir davantage sur la protection de cette espèce, vous pouvez consulter le programme de sauvegarde de la tortue d’Hermann de l’Office français de la biodiversité

Grande tortue sur l’herbe, avec une petite tortue sur sa carapace rayée jaune et noire À L'ORÉE DES VIGNES

 
 
 

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